Economie circulaire et collaborative : des applications concrètes au service de la planète et des hommes

Le Jeudi 18 Avril 2019 s’est déroulé la conférence « Green Talk » sur le thème de l’économie circulaire et collaborative. Avec de nombreux participants et partenaires, GreenSchool IPAG, M. François Michel Lambert, Mme Dominique Bonet Fernandez, l’entreprise SAP ainsi que l’Institut national de l’économie circulaire, cette conférence nous rappelle la nécessité d’agir.

 

 

L’économie circulaire est fondée sur le développement durable (économie, social et environnement). C’est un modèle de pilotage d’entreprise viable et performant sur le long terme. Chaque entreprise, peu importe sa taille, son secteur, son mode de management, peut s’engager vers une économie responsable. De plus, l’économie circulaire n’est pas obligé d’être un concept en soi, une entreprise peut très bien avoir un seul process (ou dimension) interne sollicitant une économie circulaire comme être à la base de celle-ci.

 

Graphique : l’Economie circulaire : 3 domaines d’action et 7 piliers

 

Pour illustrer cela, de nombreux témoignages se sont succédés tout au long de la soirée avec une même volonté : montrer des exemples concrets et réalistes d’une économie circulaire. Une représentation très inspirante était celle de Mme Anne Beau responsable de l’écocentre “Le Bouchot” en Sologne. L’écocentre fonctionne sous le modèle de la permaculture : prendre soin de la terre, des hommes en créant de l’abondance et de la partager équitablement. Team building, travailler dans un cadre apaisant ou simplement se reconnecter avec notre environnement, “Le Bouchot” se veut comme un espace de bien être, une bulle.

C’est également une opportunité pour adopter un nouvel état d’esprit, ne plus concevoir sa vie comme une course au profit mais prendre le soin de s’écouter soi. De nombreuses personnes de domaines différents se retrouvent au même endroit : c’est l’occasion de créer du lien social et de participer directement à une économie circulaire. La rencontre directe entre plusieurs corps de métiers différents donne souvent lieu à des projets professionnels novateurs et utiles pour la société! De plus cela permet de dynamiser les zones rurales et de ne plus les laisser en dehors de l’évolution mondiale.

 

Aussi, l’économie circulaire peut être appliquée dans de très grandes entreprises. L’intervention de  M. P. le Nahedic, Responsable Secteur Energie SAP France (leader mondial de vente de logiciel pour les entreprises) l’a très bien rappelé. SAP avec Google ont lancé il y a 3 mois un concours d’économie circulaire, “Circula Economy 2030” le prix étant de 200 000$. C’est un appel à l’innovation et la créativité.

 

De cette opération, nous pouvons tirer deux enseignements : l’importance des nouvelles technologies dans l’économie circulaire ainsi que la dimension horizontale et transversale. L’économie circulaire est comme on nom l’indique, en mouvement, elle traverse plusieurs entreprises en créant un courant. Elle n’est pas fixe et se redistribue tout au long du système économique.

M. P.  le Nahedic témoigne que SAP avait ce véritable besoin d’une économie circulaire. Cela d’effectue en considérant chaque acteur, ce qui signifie pour SAP d’inviter les clients pour discuter avec eux. En effet, l’économie circulaire et solidaire veut rejoindre le but même des entreprises : créer un service ou un produit qui répond avant tout à un besoin pour s’accorder à nouveau à son environnement.

 

Ainsi l’économie fonctionne grâce à  4 leviers :

  • Partenariat : en développer de nouveaux. Chercher des symbioses, collaborer, avec les fournisseurs et les clients. Trouver des solutions et non une  seule et unique.

 

  • Supply chain : étendre les supply chains pour gérer l’économie circulaire. Actuellement on a 2 supply chains : une allant vers le marché et l’autre reverse pour lesquels les logiciels de gestion ne ne sont pas encore adaptés. L’économie circulaire vise à remodeler les chaînes en en créant une seule.

 

  • Performance : un maximum de profit avec le moins d’impact et le moins de ressources.

 

  • Production : aider les industriels à planifier leur production. Les logiciels doivent s’adapter aux contextes des entreprises, à la consommation des matières premières et secondaires.

 

La technologie est évidemment un outil formidable pour le bon établissement de cette économie, par exemple en utilisant le machine learning pour automatiser et prévoir les besoins et échanges.

Pour conclure, comme les intervenants l’ont si justement montré, c’est à nous,  génération de managers de demain, d’intégrer ces dimensions sociales et environnementales dans les entreprises de demain. Chaque action et prise d’initiative compte.

 

Romain Normand.

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