Bird Box

Prenant place dans un monde post-apocalyptique, Bird Box retrace la survie d’une femme (Malorie Hayes) et de ses deux enfants. Une entité fantastique sème le chaos dans le monde entier, poussant quiconque la regarde au suicide (ou à la folie).

Avec un budget conséquent d’environ 20 millions de dollars et un casting rêvé, Susanne Bier (la réalisatrice) a eu carte libre pour porter à l’écran le roman éponyme de Josh Malerman. Les protagonistes doivent évoluer à l’aveugle sous peine de risquer leur vie. Particularité qui est bien montrée à l’écran, les nombreux plans subjectifs nous font plonger aux côtés des survivants. La réalisation est globalement très bien menée, les décors, la musique et les costumes (qui sont d’ailleurs on ne peut plus raccords) sont choisis avec grand soin. Par ailleurs, les flashbacks servent à expliquer comment Malorie est passée d’une femme lambda, enceinte, à une véritable héroïne à une volonté surhumaine.

Animée par un instinct de survie et responsable de 2 enfants Malorie (Sandra Bullock) doit rejoindre un autre camp de survivant en traversant une rivière. Les personnages doivent donc naviguer à tâtons en se laissant porter au gré du courant.

 

 

De plus, Bird Box est intelligemment mené et montre des portraits d’homme et de femmes (principalement) très variés. Le casting très diversifié donne à voir un tableau très large de comportements humains. Que ce soit la présence de Machine Gun Kelly jusqu’à Trevante Rhodes (Moonlight), les acteurs sont familiers avec les environnements surréalistes et graves. Et grâce à cette véritable sensibilité, Bird Box n’est pas une simple dystopie à la mode. C’est une étude naturaliste et réaliste de comportements humains, ce qui rend l’immersion immédiate. Ceci est sans doute dû au fait que Susanne Bier est familière avec des sujets et des thèmes profondément ancrés dans notre réalité.

Seule ombre au tableau à relever, la présence plus que maigre de Sarah Paulson, une si grande actrice, habituée aux environnements fantastiques (American Horror Story) n’aurait pu que briller et amplifier la dimension presque mystique.

 

Romain Normand

Leave a comment